Expérimentation du Programme de Prévention Mtoncorps / Mtondos dans des Ecoles Primaires d'Ile de France

            Expérimentation du programme de Prévention  

                              Mtoncorps / Mtondos

                 Dans des écoles primaires d’Ile de France

http://www.urps-mk-idf.org/urps/La-Lettre/pdf/URPS_Lettre-1_juillet-2012_web.pdf

 

Ce document de travail a été proposé par Daniel Ribaud Chevrey  le 12 juin 2012, aux formateurs et partenaires Mtondos :

 

-          Bureau de Grandir en France

-          Délégation du SNMKR IDF

-          FCPE

 

Il a été approuvé préalablement afin de nous assurer de pouvoir rassembler les acteurs de terrain sur la proposition suivante, et répondre à la demande  de l’ARS sur le format de la Fiche Technique adressée en mai.

 

Sachant les enjeux de la prévention et l’attente de son développement, la démarche nécessite l’implication des intervenants de la vie scolaire et le développement de transversalités, tant pour le bon déroulement de l’intervention dans les écoles primaires que pour la valorisation politique du projet de Prévention et de Promotion de la Santé auprès des collectivités territoriales dont il faut également assurer le soutien financier.  

 

Cette base de données sera également proposée à la réflexion des nouveaux volontaires.

 

Inscription au Schéma Régional de l’ARS IDF  2013 - 2014

 

Suite à l’information donnée par Frédéric SROUR (rapporteur de la campagne Mtondos pour le SNMKR, membre de l’Association Grandir en France, et aujourd’hui Délégué Régional IDF pour la SNMKR) concernant l’Appel à Projet lancé en février 2011 par l’ARS IDF pour la Prévention et la Promotion de la Santé, Daniel Ribaud Chevrey (président de Grandir en France, membre du comité scientifique du GILL, expert conseil à l’AFREK), initiateur du partenariat Mtondos, avait adressé un rapport, en mars 2011, présentant l’ensemble du programme Mtoncorps / Mtondos, référencé sous le N° 201000384.

 

Ayant observé que le guide du promoteur de l’Appel à Projet précisait alors l’exclusion des actions en milieu scolaire :

-           ce rapport soulignait que le seul lieu égalitaire pour une action  de prévention d’envergure était l’école et le jeune âge.

-          sachant le rôle de l’URPS- MK-IDF,  Daniel Ribaud Chevrey a demandé à Yvan TOURJANSKI, alors tête de liste  de la commission du SNMKR pour l’élection à l’URPS-MK- ID de pouvoir représenter ce programme aux  représentants récemment élus, afin de solliciter leur soutien auprès de la Commission Prévention de l’ARS.

 

Au nom des élus (appartenant à la FFMKR), qui ont également approuvé ce programme, Philippe Cochard, président l’URPS-MK-IDF, a apporté son soutien à ce rapport initial qui dans un premier temps n’a pas été retenu en raison du motif indiqué dans le guide.

 

L’ARS  ayant passé une Convention avec les Rectorats  d’Ile de France, en septembre 2011, Daniel Ribaud Chevrey a pu représenter ce programme,  le 17 février 2012, avec le soutien de l’URPS-MK-IDF qui est de nouveau intervenue dans le cadre de la représentativité de la profession de kinésithérapeute et de sa mission auprès de l’ARS IDF.

 

La  Directrice de la Commission Prévention de l’ARS IDF a décidé de l’intégrer (en partie) au Schéma Régional de la Prévention, et de commencer par des écoles primaires.

 

A cet effet, l’ARD IDF a prévu de missionner l’Association Grandir en France, d’un commun accord avec les représentants de l’URPS-MK-IDF, sachant que le programme Mtoncorps/Mtondos réfère aux travaux du GILL (Pr Xavier Phelip et Dr Bruno Troussier), dont le comité médical et technique est porteur depuis 2004.

 

Ce comité d’experts rassemble, depuis quinze ans, des intervenants de la vie scolaire et des professionnels de la santé expérimentés dans le domaine de la prévention et du milieu scolaire ; notamment des membres du Gill,  du SNMKR et de la FCPE,  et des enseignants, lesquels, à l’issue des résultats de la pesée nationale des cartables d’octobre 2007 qu’ils ont organisée, et de la Circulaire du ministre de l’Education Nationale de janvier 2008,  avaient proposé un Protocole minimum de Prévention en milieu scolaire au Ministère de la Santé, avant de constituer le partenariat associatif Mtondos.

 

Ils ont engagé  ensemble un certain nombre de démarches en direction des institutions et  accompli des actions pédagogiques et de sensibilisation pour la Prévention, comme la semaine des bilans gratuits en 2009  et des interventions en classes qui ont fait l’objet de reportages  sur toutes les chaines de télévision, et d’informations au JT. Ils ont notamment réalisé, en partenariat avec la CPAM des Hauts de Seine, une journée de prévention du mal de dos en faveur des élèves des écoles primaires.

Ils ont entrepris la constitution d’un réseau de formateurs,  participé au Congrès du CNPK en 2010, et produit de nombreux articles qui sont renseignés sur le site www.mtondos.com (site dédié)  et  référencés par des dizaines de sites scolaires et de santé.

 

Sachant l’exigence éducative de la prévention, Daniel Ribaud Chevrey a développé des outils pédagogiques numériques adaptés pour une sensibilisation large, une pédagogie pour tous, adultes et enfants, afin de motiver une implication individuelle durable et le développement de formations spécifiques, à moindre coût.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

Cette expérimentation est une première étape du programme Mtoncorps / Mtondos (rapport initial).  

                                           

Bien qu’à ce stade de démarrage, l’expérimentation en école primaire, seule, ne permette pas d’objectiver la rentabilité de la Prévention, le but de l’action vise à  réduire le taux d’altérations discales, dont les adolescents de 15 ans sont porteurs, grâce à la mise en place d’un suivi d’éducation des « bonnes pratiques gestuelles et posturales » de la classe de CM1 à la classe de 3ème, et  à l’implantation progressive des matériels pédagogiques interactifs et ergonomiques, adaptés dont les effets  durables peuvent être évalués.

 

Il s’agit aussi de former des référents, d’influencer le remplacement du mobilier standard par un mobilier ergonomique avec l’aide des collectivités, et de mobiliser les intervenants de la vie scolaire afin d’assurer la poursuite du programme les années suivantes.

S’agissant de développer la Prévention à l’échelle de l’Ile de France et des autres Régions,  nous devons envisager le rapprochement de tous ses acteurs et l’obtention des moyens complémentaires de fonctionnement.

 

Documents  spécifiques :

-          Appel à Projet de l’ARS-IDF

-          Rapport Mtoncorps Mtondos initial

-          Lettre de soutien de l’URPS-MK-IDF

-          Diaporama de présentation

-          Fiche technique de l’ARS –IDF

-          Matériels pédagogiques

 

Documents  et travaux de référence (à préciser)

Seront mis à jour sur http://www.mtondos.biz/joomla/education   (+ rubrique actualité)

-          Prévention des lombalgies en milieu scolaire par B. Troussier et J. Grison

-          Expertise collective d l’INSERM sur les Rachialgies en milieu professionnel qui consacre 40 pages à la prévention en milieu scolaire sous la direction  P. Bourgeois

-          Le dos de l’enfant et de l’adolescent et la prévention des lombalgies sous la direction de B. Troussier et X. Phelip (interventions au congrès international de Grenoble)  

-          Journée de prévention dans le 92 

-          Disparité fonctionnelle (mobilier standard et poids des cartables) D. Ribaud Chevrey

-          Articles  de Frédéric Srour, Xavier Dufour, Gilles Barette… etc.

-          Recherche et Développement en Kinésithérapie préventive :  Ergoposte Mtondos à l’Ecole des Mines

-          Protocole de validation de la posture assise dynamique par le Pr Pierre Portero

 

Documents logistiques

-          Contenu de l’intervention (avec et sans implication sur le bilan ergonomique)

-          Organigramme des écoles primaires et des acteurs correspondants

-          Planification des interventions (avec ou sans bilan ergonomique)

-          Devis du mobilier ergonomique et différentiel avec le mobilier standard

-          Contrat de mission d’intervention des kinésithérapeutes formateurs.

Objectifs de l’expérimentation en classes de CM1 :

 

- pédagogiques : optimiser la méthode et les outils à faibles coûts

 

- scientifiques et médicaux : évaluations des acquis en vue de la rentabilité de la prévention des lombalgies chez l’adulte jeune.

 

- logistiques : mise en place durable de matériels et du protocole de Prévention,  formation de référents,  implantation d’outils numériques et de mobiliers ergonomiques, assurant la continuité des apprentissages,

 

- politiques : médiatisation, mobilisation d’acteurs potentiels de développement des actions, dynamiques locales, obtention de moyens financiers complémentaires, démarche de reconnaissance de la profession de kinésithérapeute en vue d’un Acte de bilan de Kinésithérapie préventive en accès direct.

 

- entreprenariat social : partenariat associatif et professionnel, diversification d’activité professionnelle pour les kinésithérapeutes, recherche de sponsorisation diverses pour la Prévention, tant en milieu scolaire qu’en milieu professionnel, en faveur du bien-être au travail, et lutter contre la pénibilité en général.

 

  

Groupe de pilotage et intervenants

 

Le comité médical et technique de GF  constituera un groupe de pilotage pour réaliser cette expérimentation, sachant qu’elle appelle la rencontre des responsables de la Région, des Départements, voire des Arrondissements de Paris, et une interdisciplinarité de ses acteurs et correspondants.

 

Les personnes qui souhaitent participer, peuvent en faire la demande ou se faire parrainer. 

 

Le groupe de pilotage

sera composé par :

 

-          un comité d’organisation :

qui prend en charge et décide de l’organisation de l’expérimentation,

encadre le suivi des actions.

Sachant la charge de travail, ces membres pourront bénéficier d’une indemnité forfaitaire.

 

-          un comité scientifique :

participe à l’élaboration des contenus pédagogiques, de la formation des intervenants, de la méthode pratique et des évaluations, des supports de communication.

Une indemnité forfaitaire est envisagée afin de permettre aux intervenants expérimentés  de se réunir pour participer à ces échanges.

 

 

Les intervenants :

 

Le nombre d’intervenants dépend du nombre d’écoles concernées et du budget qui sera alloué par l’ARS.

Sachant la responsabilité de l’organisateur qui rémunère les intervenants, un contrat précisera succinctement  la mission des intervenants qui s’y engagent.

 

Un expert comptable indépendant tiendra la comptabilité.

 

 

 

 

 

Enjeux considérables

 

Les dysfonctionnements posturaux et gestuels sont liés au conditionnement fonctionnel ; au rythme de vie et aux structures environnementales (habitudes de vie, au travail et scolaires)

 

L’absence d’éducation vertébrale, notamment l’inadaptation de la position assise à angles droits et l’excès du poids des cartables, qui sont indissociables, les excès en sport et la compétition chez l’enfant, nécessitent la mise en place d’un programme coordonné, d’éducation des enfants et de sensibilisation des intervenants de la vie scolaire.

 

Sachant  la compartimentation des rôles entre la Santé et l’Education dont les priorités diffèrent, ce programme de prévention primaire  doit être interdisciplinaire, le moins  coûteux, durable, rassembleur des responsabilités éducatives et collectives, communicatif, valorisant pour tous les intervenants.

 

Sa mise en place appelle l’implication  des acteurs du partenariat Mtondos, à l’échelle de la démocratie en IDF et de nouveaux acteurs, en s’appuyant sur les CESC (comités d’éducation à la santé et de la citoyenneté) des établissements scolaires,  à la rencontre des responsables des collectivités territoriales dont leurs budgets dépendent.

 

Les enjeux  pour la Prévention et la reconnaissance de la profession de kinésithérapeutes sur ce nouveau marché de la Santé, qui exige une représentativité de compétences et une qualité de travail, sont considérables.

Aussi cette expérimentation doit  s’effectuer sur la base d’une formation spécifique rigoureuse  en vue des évaluations qui doivent montrer la rentabilité de la Prévention.

 

Sachant le jeune public d’enfants de 9 à 10 ans, la mise au point du contenu théorique et pratique  de l’intervention en classe, est envisagée avec les formateurs spécialisés avec l’aide des personnes ayant une expérience pratique du terrain et de la pédagogie de l’enfant.

 

 

 

 

Rappels

Les données rapportées par les études scientifiques justifient  la mise en place d’un programme coordonné d’apprentissage des « gestes et postures » ;

 

-          De nombreux motifs :

Les justifications sont à la fois scientifiques, économiques et morales, et appellent la reconnaissance de normes préventives avant la révélation des maux ;

  • SALMINEN indique des altérations des disques intervertébraux chez un grand nombre d’adolescents sans révélation de douleurs (signal tardif)
  • Les résultats immuno histochimiques confirment l’existence de dégénérescences du collagène à partir de l’âge de 13 ans
  • L’augmentation de la durée de la position assise et l’insuffisance d’activités physiques révèlent une perturbation du schéma corporel et une perte de vigilance musculaire
  • La position assise à angles droits est responsable d’un maintien anti physiologique
  • Le port d’un poids de cartable en excès localise des contraintes sur les articulations et les disques qui subissent vibrations et phénomènes résonnances, occasionnant des contractures musculaires,
  • La disparité fonctionnelle, qui existe entre la durée du maintien en position assise et des efforts mal conduit ou impossibles à contrôler, a augmenté :   
    • 1996 : Poids moyen des cartables 6.5 kg  25 % des enfants en danger

                                        Nombre d’heures  passées en position assise 1500 HEURES                                  

  • 2007 : Poids moyen des cartables  8.5 kg

Nombre d’heures/an passées en position assise 4000 HEURES

  • L’UNCAM s’inquiète depuis 2010 de la forte augmentation du mal de dos chez les adultes jeunes, tandis que les travaux du GILL et l’Expertise de l’INSERM indiquaient la nécessité d’éducation préventive dès le jeune âge, avant les années 2000 
  • S’agissant de prévention des lombalgies, l’Expertise Collective sur les Rachialgies en milieu professionnel de l’INSERM souligne l’existence de normes européennes chez l’adulte tandis qu’elle préconise l’éducation vertébrale préventive dès le jeune âge en milieu scolaire, et notamment l’évolution des structures environnementales
  • Or il n’y a toujours pas de normes appliquées pour protéger l’enfant, alors que les causes  sont scientifiquement mises en évidence.

A  défaut des moyens pédagogiques, les circulaires en milieu scolaire ne sont pas applicables ;

  • La circulaire de l’Education Nationale intitulée « Poids des Cartables » de d’octobre 1995 indiquait aux chefs d’établissement de demander aux enseignants d’effectuer un apprentissage de la posture et du geste auprès des élèves et de réduire le poids des cartables
  • La circulaire de janvier 2008 indique que le poids des cartables est un problème de santé publique, qu’il doit être réduit de 50%, et qu’un livret d’ergonomie sera donné aux élèves en complément d’un apprentissage gestuel et postural, que le mobilier standard doit être remplacé  par du mobilier ergonomique

 

-          Observations

 

En l’absence d’éducation physique préventive et d’horaires suffisants en EPS, il convient préalablement d’évaluer les structures environnementales et les moyens pédagogiques locaux :

 

  • Photographiquesobjectivent
    •  les attitudes avant l’apprentissage
    • Etat des lieux, salles de classes,

 

  • Pédagogiques permettent de comparer
    •  l’attention des élèves en classes
    • La fatigabilité des élèves  (début et fin de journée)
    •  les résultats scolaires avant et après la pratique régulière du redressement du dos

 

  • Implication locale et moyensdu personnel scolaire
    • Motivations et moyens en EPS
    • Motivations diverses concernant la transmission des connaissances de bases pour la santé
    • Avis de l’équipe pédagogique
    • Avis de l’infirmière et du médecin scolaire

 

  • Poids des cartables doit être pesé et inscrit, à titre indicatif, sur le carnet de correspondance en début d’année afin de la responsabilité pour la prévention

 

  • Présence de mobilier ergonomique scolaire (en quantité minimum dans tous les établissements), niveau de remplacement prévu mais non appliqué (en raison de la méconnaissance de son intérêt pour la prévention et d’un coût supérieur de 15%).

 

Sachant le soutien financier possible (dans le cadre de cette action prévention) par les collectivités qui prendraient en charge le coût d’une certaine quantité de mobilier standard, l’ARS pourrait équiper une école sur deux, en prenant à sa charge le différentiel qui est de l’ordre de 15 %.

 

  • Equilibre des emplois du temps, rarement appliqué (en collège et au lycée pour cause de difficultés de gestion des plannings d’enseignants et du nombre de salles de classes disponibles)

 

  • Quantification de l’usage informatique (prise de conscience à préciser individuellement en raison des conséquences physiologiques)

 

 

Ce travail sur le bilan ergonomique vise un rapprochement des intervenants de la vie scolaire et une action collective bienveillante pour la Prévention.

-          Moyens de formation

Sachant le projet d’extension du programme de prévention et de l’optimisation des coûts, la formation type prend en compte les possibilités économiques, s’appuie sur la pertinence des outils pédagogiques et les effets durables de leur mise en place,  la communication locale et la dynamique de développement de proximité (information générale sur le site dédié www.mtondos.com, carte de France des projets, liste des intervenants…actualités)

 

  • Les  moyens économiques doivent être

 

  •  accessibles au plus grand nombre d’établissements scolaires

 

  • suffisants pour permettre de progresser sur un projet durable et perfectible en retour des évaluations

 

  • La pertinence des outils

Repose sur la compétence professionnelle, l’expertise en prévention, la modernité pédagogique et l’interactivité, qui intéressent l’enfant et la répétitivité de la pratique gestuelle, ainsi qu’une transmission progressive de connaissances  complémentaires pour la santé adaptées à l’âge et à l’acquisition des habitudes de vie.

 

  • La durabilité

 

  • Poster permet une prise de conscience pédagogique entretenue par tous,
  • Support de formation laissé au CDI  (Diaporama) permet les reprises de l’intervention par les référents – professeurs volontaires ou infirmières scolaires,

 

  • Logiciel e-Mage, qui se superpose au travail en cours, est un support numérique qui transforme les ordinateurs en outil complémentaire d’éducation et de prévention :
    • Son système d’alerte postural commande le redressement et la pratique de mouvements à fréquence de temps (paramétrable)
    • Sa pédagogie répétitive facilite l’acquisition de connaissances de base
    • Des connaissances annexes peuvent promouvoir la santé (et la lutte contre les incivilités).

 

  • Intervention du kinésithérapeute spécialisé  (effectuée à partir d’un même support de formation
  • Vidéo et photos de l’intervention en classe pour promouvoir l’action de Prévention ; un programme est demandé par l’ESST Académie de Paris pour la Prévention des risques dans les lycées professionnels.

 

             Plan de travail

 

Coordination et partenariat

 

Les  freins 

Le projet politique de Prévention rencontre de nombreux obstacles dont :

 

-          la compartimentation des rôles et l’ignorance de la population qui renforcent l’absence de décision politique, la prévalence des intérêts engagés dans la thérapie et  l’exploitation de la demande de bien être (plus commerciale que préventive), la  valorisation commerciale sur l’image de la prévention à défaut de contenu éducatif et pratique aux bons endroits.

 

 

-          L’insuffisance d’informations des intervenants de la vie scolaire :

  • L’école ne pouvant pas tout faire, il nous faut considérer la charge pédagogique des maîtres d’école et la difficulté des situations sociales, afin de pouvoir effectuer ces interventions en classe en bonne collaboration avec les instituteurs ;

« Former des référents » qui assureront la continuité de cette éducation pour la santé des enfants durant l’année scolaire, favoriser le lien avec eux pour développer les formations durant les années à venir.

  • De même, l’implication durable des parents pour « l’éducation vertébrale » à la maison est essentielle, pour une sensibilisation large, la  transmission des savoirs, une pratique régulière et le changement des habitudes.

 

Les leviers

 

L’expérimentation de ce programme et son suivi, peuvent s’appuyer sur la relation entre les représentants de la profession, l’implication d’un bon nombre d’experts, les réseaux de professionnels existants (Mtondos et CDPK) et différents responsables, associatifs, administratifs, politiques qui connaissent déjà le projet et qui en ont souhaité la réalisation.

 

Le développement de l’action prévention intéresse la validation scientifique, la recherche et le développement, l’ouverture de partenariats  sociaux et professionnels, voire certaines applications industrielles.

 

 

Cela justifie la mise en œuvre de transversalités et la recherche de partenaires financiers et sponsors (qualifiants).

 

Afin de conduire ces démarches, il faut intégrer des partenaires  GF (experts), FCPE, SNMKR et  de nouveaux volontaires, dans le comité d’organisation, et, dans la mesure du possible, les rémunérer à hauteur du temps nécessaire et du niveau de compétences.

Les principaux objectifs sont :

 

-          Le budget des écoles dépend du ministère de l’Education Nationale et des Mairies.

Cette expérimentation dans le cadre de la convention établie par l’ARS avec les Rectorats devrait permettre :

 

-           la participation de la DASCO (Direction des Affaires de Scolaire) et de l’Inspection d’Académie départementale (pour exemple voir le guide ; http://www.ac-besancon.fr/IMG/pdf/guide-sante-ecoles_1er-2nd-degre_v2010-2.pdf )

-          La mobilisation des Comités d’Education à la Santé et à la Citoyenneté des  établissements scolaires (voir l’application du décret ; http://www.education.gouv.fr/bo/2006/45/MENE0602019C.htm

Voir le document d’Education à la Santé à l’Ecole;

http://www.ac-martinique.fr/uploads/media/guide_education_sante_115304.pdf

-          Des Services municipaux de Santé Scolaire (voir  la fiche; http://annuaire-sante.rhone.fr/SanteFront/index.php?pages=structure&action=show&str_id=62415&adr_id=2947

-          Médecine scolaire (voir le rapport ; http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i3968.pdf )

 

-          La recherche de participation des mutuelles (démarche entreprise par Daniel Ribaud Chevrey depuis deux ans)

 

-          La rencontre de la grande distribution des activités physiques et  la nature (idem)

 

-          La médiatisation de l’action qui favorise la sensibilisation et valorise l’implication.

 

 

 

 

Déploiement en Ile de France

 

 

Les acteurs

 

Quel que soit le nombre d’écoles concernées, la valorisation de l’expérimentation appelle le rapprochement des représentants des acteurs de terrain, soit des:

-          présidents départementaux de la FCPE et de leurs correspondants Municipaux,

-          présidents départementaux du SNMKR et de leurs correspondants à l’Assurance Maladie

-          Autres…

 

 

Choix des écoles primaires

 

Les établissements choisis seront volontaires et bénéficieront si possible:

-          du soutien de la Mairie et des responsables chargés des affaires scolaires,

-          d’une bonne représentativité et de la participation des parents d’élèves

 

 

Les écoles primaires choisies comporteront en moyenne 2 à 3 classes de CM1

Afin d’optimiser l’action et de réduire les coûts, il est envisagé d’intervenir dans 4 classes par école.

En plus de faciliter la planification  des interventions au niveau régional, la possibilité d’action  dans quelques classes de CM2 apportera une expérience utile pour préparer les futures interventions en collège.

 

 

 

Méthode

 

-          1 ) Information et sensibilisation des intervenants de la vie scolaire

 

-          2) Bilan local  (implication ergonomique ou simple information ; 1 école sur 2)

 

-          3) Matériels d’éducation préventive

 

-          4) Intervention formation spécifique pour l’expérimentation

 

-          5) Evaluations et comparatif global

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Approche du budget prévisionnel

 

 

 

 

 

 

  1  -  Charges générales

 

Sont pratiquement les mêmes, quel que soit le nombre d’écoles concernées,

 

 

 

 

-          Groupe d’encadrement (comité d’organisation)                                                     

4 à 5 personnes

 

-          Comité scientifique et consultation des formateurs expérimentés  (consultants)                                    

Participation ouverte aux personnes expérimentées

 

-           Expert-comptable  indépendant: tenu des comptes                                                                      

 

-          Finalisation du programme de Formation Mtondos Ecole

       pour cette expérimentation en vue des évaluations,                                                                                             

 

-          2 journées de formation des formateurs                             

(Voir la possibilité de financement FIP-Pl)  

 

-          Bilan ergonomique

      (sensiblement le même dans toutes les écoles)                                         1 jour       

 

-          Mise au point des outils pédagogiques sur Diaporama…etc.                1 jour           

 

      

 

 

 

 

 

 

                 

 

 

 

 

                                                                             

                                                               

2 - Charges de Matériels par école (prévention et pédagogie durable)

 

 

  • Posters   Mtondos     2/classe x 10  classes = 20 posters        

 

  • Imprimerie des livrets d’ergonomie à l’attention des enfants, parents, instituteurs, responsables de santé et élus (téléchargement possible sur le site www.mtondos.com)

              Prévoir 100 / école                                                                         

                                                                                                                                  

  • Mini poster et programme mtondos

 Imprimerie couleur recto verso  (par enfant)                                                         

                                                         

  • Ballons  55 cm

 25 ballons                                                                             

 

  • Logiciels 

Utilisation par tous les élèves  de l’école (environ 200) pour plusieurs années

 Prévoir 100 licences

                                                                   

  • Remplacement du mobilier standard par du mobilier ergonomique

L’apprentissage de la posture dynamique et de la Prévention en position assise nécessite une sensibilisation à l’usage du mobilier ergonomique qui facilite les mouvements autour de la position d’équilibre et le redressement.

 

Selon le budget alloué par l’ARS, plusieurs répartitions sont envisageables :

  • Installer au minimum  un exemplaire  de mobilier ergonomique dans chaque  établissement concerné par l’expérimentation
  • Equiper au minimum une classe complète en mobilier ergonomique dans un établissement sur deux (participant au bilan ergonomique).

 

                           Pour cela, il sera possible d’établir le différentiel entre les coûts :

 

  • Le budget équivalent au coût du mobilier standard reste à la charge de la collectivité ou de la Mairie                                               à préciser

 

  • Le budget complémentaire  ou différentiel pour l’action prévention sera pris en charge par l’ARS

                                                                                                                       à préciser

 

 

 

 

 

 

 

 

3 - Charges  d’interventions par école

 

Le nombre d’heures et rémunération des kinésithérapeutes varient selon les écoles qui bénéficieront du travail d’implication des intervenants de la vie scolaire dans la réalisation du bilan ergonomique.

La facturation (ci-dessous) peut faire l’objet d’une retenue supplémentaire pour frais d’encadrement et de gestion des interventions (à préciser).

 

 

-          Information et sensibilisation des intervenants de la vie scolaire

 

                 1 heure                                                                            offerte

 

-          +/- Implication des intervenants dans la réalisation du bilan ergonomique

  • Observations  avec les représentants           2 h
  • Repérage et explication des risques

1ère  réunion collective (ouverte à tous)        1 h

  • Etudes de mesures adaptées 

2nde  réunion collective (ouverte à tous)       1 h   

  

             Forfait  BE    4 heures                                                                             

 

-          Intervention en classe 4 x 1 h / classe

  • Octobre
  • Novembre
  • Février
  • Avril                                                                                      

                  4 classes  par école =  100 élèves

 

             Forfait  IC     4 x 4 h = 16 heures par école     

 

Cette variation des charges d’intervention (1 école/ 2) fait une moyenne entre :

 

  • Sans le travail sur le Bilan Ergonomique                                    

              

  • Avec le travail sur le Bilan Ergonomique                                    

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4- Charges d’Evaluation

 

-          Différents types d’évaluations                                           coût forfaitaire (à déterminer)

 

                                                                                                                                                          

  • Evaluation pédagogique (fatigabilité, attention, amélioration des résultats)  objectivé par les instituteurs – notes et observations -

 

  •  Evaluation numérique

Le comptage  des points à chaque séance  = assiduité de la pratique des exercices,  sera relevée par les instituteurs

 

  • Evaluation Fonctionnelle

                                        Critères à définir/formation, kiné, effectuée par les kinés intervenants

                                        ou  des observateurs extérieurs, au choix de l’ARS qui pourraient être

                                        les infirmières ou médecins scolaires

 

  • Evaluation de l’acquisition des connaissances (10  à 20 quiz… cochez 1 case sur 3)  => prévoir un traitement statistique par grille

 

  • Effectuée une première fois en Novembre
  • Effectuée une seconde fois en Avril

 

Bonus :

Pour motiver davantage la participation des enfants, un certain nombre de logiciels leur seront offerts à titre personnel

(offre gratuite ; non prise en compte dans le budget)

  • en fonction des réponses au questionnaire
  • et par tirage au sort

 

 

Le rapport des évaluations par école comporte des contraintes de dépouillement des données ; environ 4 classes de 25 élèves, soit 100 élèves x 2  fiches  =   200 fiches par type d’évaluation x 4  = 800 fiches

 

 

 

  Rapport  final                                                                                    (à déterminer)

 

Remise d’un rapport des évaluations avec comparaison  des résultats obtenus entre les écoles  qui ont  bénéficié du travail collectif  sur le bilan ergonomique et les écoles qui ne l’ont pas fait.

                                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Dans une perspective minimum, l’expérimentation  pourrait concerner 2 écoles primaires par département et 6  à Paris. 

 

Le nombre de 40 écoles primaires  serait représentatif de l’action Prévention, à l’échelle de la Région Ile de France et de la médiatisation utile pour la valorisation du projet de Prévention et son développement.