Septembre 2012 - e-Mage M’Ton Dos - M’Ton Corps - De la politique de Santé aux actions pour la Prévention

Témoignage appelant à évaluer les possibilités d’actions de Prévention en milieu scolaire. Daniel Ribaud Chevrey

 

L’ARS a passé une convention avec les Rectorats, et retenu le programme mtondos mtoncorps dans le Schéma Régional de Prévention d’Ile de France  2013 - 2014.

Pour débuter, une expérimentation sera effectuée par des kinésithérapeutes dans des écoles primaires de la Région. La mission est confiée à l’Association Grandir en France qui rassemble des experts et les intervenants de la vie scolaire (document de travail visible sur www.mtondos.biz).

 

La nécessité d’actions de Prévention et de Promotion de la Santé en milieu scolaire, invite les kinésithérapeutes à agir en amont de la révélation des maux. Les responsables de l’éducation, parents, enseignants et chefs d’établissements, ont enfin la possibilité de s’impliquer dans ce programme de formation durable pour la Santé.

Tandis que la prévention semblait une évidence pour tous, chacun attendait que les institutions prennent les bonnes décisions.

Rendez-vous compte à quel point les actions de Prévention reposent encore sur la volonté de la démocratie locale et le rapprochement de compétences interdisciplinaires. 

 

Pourquoi e-Mage Parce que l’interactivité numérique est l’outil pédagogique moderne, efficace, peu coûteux.

Pourquoi M’Ton Dos Parce que cette campagne de Prévention des lombalgies est référencée par des dizaines de sites scolaires.

Parce que le partenariat Mtondos, constitué par Grandir en France, la FCPE et le SNMKR vise la professionnalisation des actions de Prévention dans le cadre d’un entreprenariat social, fondé sur la participation des kinésithérapeutes (en tant que travailleurs indépendants), l’évaluation locale des projets de Prévention par les intervenants de la vie scolaire, l’implication de l’Etat et des collectivités territoriales.

Pourquoi M’Ton Corps ? Parce que l’acquisition des bonnes habitudes appelle l’Education à la Santé, dès le jeune âge.

 

Ces décisions de l’ARS IDF, que nous demandions depuis longtemps, sont d’autant plus importantes qu’elles marquent le début d’un changement de politique de Santé qui tend à ouvrir les portes des établissements scolaires aux préventeurs et en particuliers aux kinésithérapeutes.

Les experts ont toujours dit que le milieu scolaire est le lieu égalitaire pour l’Education à la Santé et le bon endroit de la Prévention pour tous.

C’est la raison pour laquelle Grandir en France et la FCPE, ainsi que le SNMKR,  ont mené de nombreuses démarches auprès des institutions, et engagé la campagne M’Ton Dos en 2008. Après de multiples actions de sensibilisation et de mobilisation, notamment les pesées de cartables, soutenues par la presse et les sites Internet, nous avons obtenu des circulaires ministérielles qui indiquent les mesures à prendre pour l’allègement du poids des cartables et l’ergonomie. Notre comité d’experts a mis au point et proposé un programme coordonné pour les écoles primaires et les collèges.

 

De nombreux conseillers techniques des ministres, de la Santé, du Travail, de l’Education Nationale, du Premier Ministre et du Secrétariat à la Prospective au Développement Numérique, ont reconnu l’intérêt du programme et envisagé, tour à tour, la mise en place des outils pédagogiques M-Ton Dos ou le développement des interventions en classes par des kinésithérapeutes du réseau de préventeurs, pour apporter une aide aux enseignants et à la médecine scolaire et mettre en pratique les mesures prescrites par le Ministre de l’Education Nationale.

Désormais, les interventions en classes des kinésithérapeutes du réseau M’Ton Dos devraient être facilitées par cette convention passée entre l’ARS et les Rectorats qui marque une nouvelle étape pour la Prévention.

Reste à faire la demande de financement. Les demandes de formations en classes peuvent venir des chefs d’établissement, des enseignants, comme des parents d’élèves ou du médecin scolaire, voire directement des conseillers municipaux, chargés des Affaires Scolaires et de la Santé qui préfèreront attendre la demande de la démocratie locale.

Ces actions de prévention en milieu scolaire doivent donc être officielles, autrement dit, préalablement proposées par le CESD (Comité d’Education à la Santé et la Citoyenneté), les Conseils d’Ecole et les Conseils d’Administration des Collèges, qui feront une demande d’allocation auprès des collectivités dont dépend le budget de leur établissement.

Le développement des actions de prévention dépend du rapprochement des représentants des parents d’élèves et des kinésithérapeutes, qui peuvent organiser dans leur établissement une présentation du programme M’Ton Dos.

 

Pour cela, la FCPE a mis le Programme M’Ton Dos à l’ordre du jour des questions diverses du premier conseil des rentrées scolaires.

Sachant l’initiative du SNMKR, et la demande des kinésithérapeutes et des parents d’élèves, de poursuivre la quinzaine des bilans gratuits, les partenaires vont relancer cette action pour la 2ème quinzaine de Septembre.

Vous trouverez les informations utiles sur les sites respectifs des partenaires et les documents de bilan téléchargeables (www.mtondos.biz).

 

Le temps passe. Dans les années 50, tout le monde pratiquait la gymnastique corrective à l’école et les habitudes fonctionnelles étaient plus variées. Voyez les conséquences du conditionnement postural, avec de l’augmentation de la taille moyenne et la baisse de la hauteur du mobilier standard, celles de l’absence d’éducation préventive et de la publicité pour des sièges confortables, de plus en plus bas. Une relative disparité fonctionnelle est apparue entre la perte de vigilance musculaire occasionnée par la mauvaise posture et des efforts  mal  conduits et mal préparés.

 

Dans les années 80  - 90, tandis que l’informatique se généralisait en entreprise, le mal de dos est passé de 5 à 18 millions de consultations. Aussi, la lombalgie est passée en maladie professionnelle à la charge des entreprises.

La pénibilité et la formation des salariés permettent d’identifier une partie des problèmes, mais ces approches sont trop tardives. De plus, cette sensibilisation ponctuelle ne peut remplacer l’adaptation des structures environnementales et un bilan ergonomique.

L’éducation préventive pour tous devient incontournable.

 

Le monde bouge. Mais les enfants restent assis 4000 heures par an, pratiquement autant que les adultes. Paradoxalement, ils portent un cartable de 8 Kg qui représente plus de 20% du poids de leur corps. Cette moyenne cache bien des excès, pouvant dépasser 50 % du poids du corps dès l’entrée au collège.

Le mobilier standard est inadapté à la taille, et l’éducation vertébrale fait totalement défaut.

Avec les développements numériques, les consoles de jeux l’emportent sur les activités physiques, aussi bien à la maison que dans les cours de récréation.

 

Profitons de la rentrée scolaire qui est un bon moment de réflexion pour envisager les actions de Prévention.

Les personnes, que la Prévention intéresse, doivent savoir qu’un grand nombre de projets avaient été rapportés par les CDPK, au Congrès International de la Prévention des Lombalgies, organisé  par le Pr Xavier Phelip et le Dr Bruno Troussier, rhumatologues,  en 1999 à Grenoble, sur le thème du Dos et l’Enfant. Il s’agissait le plus souvent d’actions départementales, bien menées, qu’il aurait fallu pouvoir coordonner et développer au plan national. Force est de constater le dispersement des efforts, l’insuffisance des moyens et le manque de suivi de la part des collectivités qui soutiennent plutôt des actions ponctuelles.  La prévention en milieu scolaire est bien différente de la démarche commerciale possible en entreprise ; la compétence professionnelle n’a besoin que d’une représentativité nationale, d’un programme de formation et d’une organisation transversale dont la mise en place reste une difficulté.

C’est pourquoi ce premier congrès international de prévention des lombalgies avait tout d’abord pour objet de rassembler les travaux d’expertise et de valoriser plus justement les actions de prévention dès le jeune âge.

 

L’Expertise Collective de l’INSERM sur les rachialgies en milieu professionnel, réalisée à la demande de la Mutualité Française, indiquait dès 1995 cette nécessité d’Education vertébrale en milieu scolaire.

Face à la compartimentation des rôles, à la difficulté de changer les mentalités et surtout de rassembler les acteurs et les différents décideurs sur ces terrains particuliers de la Prévention et de l’Ecole, le Pr Xavier Phelip et le Dr Bruno Troussier, avaient créé le GILL, Groupe Interdisciplinaire de Lutte contre les Lombalgies (proche du Haut Comité de Santé Publique). Ce groupe se distinguait des autres comités d’experts par sa volonté de rassemblement interdisciplinaire et son ouverture sur de nécessaires transversalités.

En tant que président de Grandir en France, j’avais demandé en 1998 la constitution d’une commission interministérielle pour la Prévention. Suite à la première étude sur le poids des cartables, réalisée à l’Hôpital Necker, que j’ai organisée avec la FCPE en octobre 1996, le Pr Philippe Touzet et le Pr Phélip m’ont invité à intégrer ce groupe de recherche pour la Prévention.

Nous proposions les principaux axes de mise en œuvre, en apportant la caution médicale  (quand elle était utile) aux actions en cours, des études scientifiques en partenariat avec l’Education Nationale, invitant les professeurs d’Education Physique Sportive et les Kinésithérapeutes… ainsi que la création d’un CD-Rom à l’usage des professionnels de santé.

En tant que kinésithérapeute et membre du bureau du GILL, j’avais proposé, au Secrétariat d’Etat à la Santé, la création d’une matière d’Education à la Santé en milieu scolaire. La conception d’un logiciel innovant (pour les enfants et les adultes) me semblait le meilleur outil d’apprentissage personnel, notamment pour de nouvelles habitudes fonctionnelles et posturales. L’idée était qu’un processus interactif, se superposant à tous les programmes en cours, apporte une aide aux utilisateurs d’outils numériques, ordinateurs ou consoles de jeux, pour corriger leur position assise et effectuer régulièrement des exercices, intéressant les muscles profonds qui protègent la colonne vertébrale.

 

Ces projets s’avéraient alors impossibles ; la technologie de l’époque était trop coûteuse, et beaucoup de nouveaux membres, également adhérents à l’AFLAR, à la SFR ou à la SFO, préféraient naturellement promouvoir leur domaine de recherche. Tandis que leur appartenance aux autres associations semblait faire doublon… un laboratoire précisa par écrit qu’il était au regret de ne pas avoir de ligne budgétaire pour soutenir notre congrès de prévention.

Voilà qui montrait la frontière entre une politique économique de santé essentiellement fondée sur la thérapie et l’action de prévention qui appelle encore le rassemblement de responsabilités plus diversifiées.

 

Tandis que la médecine reconnaissait volontiers ne pas pouvoir endiguer le mal de dos, il n’y avait aucun financement institutionnel pour la Prévention. Au nom de quoi les laboratoires seraient-ils contraints de la sponsoriser ? A qui appartenait-il de le faire ?

Les financiers les plus concernés argumentaient sur l’insuffisance de preuve scientifique. Ce type d’étude prendrait vingt ans avec un suivi très difficile. A défaut, ce temps écoulé nous  montre les conséquences de l’absence de Prévention. Plus grave, face aux nouvelles habitudes de vie, l’absence d’éducation vertébrale concerne désormais l’enfant.

Les politiques, dont les obligations à cours termes répondent à d’autres priorités, ont d’autant plus du mal à entendre les conseils des experts en ergonomie, que leur domaine de compétences en est généralement éloigné. Comment un expert en Pharmacie, en Ressources Humaines ou en Droit, intéressé par la politique, pourrait comprendre ces problèmes d’ergonomie, en dehors du fait d’être directement concerné par le mal de dos et d’être bien conseillé par son kinésithérapeute ?

Qui connaissait l’importance de la Prévention ? Observez le résultat. L'évolution du poids des cartables et du mobilier standard; le poids des cartables est passé de 6.5 kg en 1996, tandis que 25% des enfants étaient en danger, 80% le sont depuis 2007 avec un poids moyen de 8 kg qui dépasse 20% du poids du corps d'enfants en pleine croissance.

Le GILL fut dissout en 2004. Le professeur Xavier Phelip et le Dr Troussier, ont confié les travaux du groupe à l’association Grandir en France, dont le comité médical et technique poursuivait l’action de sensibilisation avec la FCPE, en direction des parents, des enseignants, et des professionnels de Santé.

 

Depuis plus de trente ans, des parents d’élèves demandent l’allègement du poids des cartables, et des professeurs en médecine, experts en ergonomie, qui s’inquiètent du maintien prolongé de la position assise à angles droits, recommandent un mobilier réglable, adaptable à la taille de l’utilisateur afin de d’entretenir une mobilité autour de la position d’équilibre de la colonne vertébrale.

Le port de charge n’a véritablement été abordé qu’en milieu professionnel, face aux risques de la manutention et des rythmes de la production. La posture assise a été améliorée en raison de la fatigabilité au travail ; mais si le siège est devenu réglable en hauteur, celle du bureau ne l’est généralement pas et la plupart des gens ne savent pas à quoi cela sert.

Le monde bouge, mais la politique de la thérapie prend toujours le problème à l’envers.

Face au débordement du mal de dos, les conseillers techniques, qui ont prix connaissance du projet M’Ton Dos M’Ton Corps, ont retenu son intérêt et favorisé sa présentation aux autorités concernées.

 

Les défenseurs de la Prévention des lombalgies avaient raison ; le mal de dos coûte maintenant 2 Milliards d’Euros par an et occasionne 9 millions de journées d’arrêts de travail. Face à un tel coût, il est temps de faire des économies et de montrer la rentabilité de la prévention.

L’INSERM, l’INRS, l’UNCAM et l’UNOCAM, la Mutualité Française, et combien d’autres mutuelles, observent le débordement du mal de dos chez l’adulte jeune, notamment chez les jeunes femmes. Le mal de dos ne sera pas traité par l’augmentation des cotisations sociales puisque la médecine ne le peut pas.

Une personne sur deux est porteuse d’une hernie discale qui s’ignore ; 70 % de la population en souffrent ou en souffriront un jour. Des études médicales montrent que le mal de dos commence dès l’âge de l’adolescence ; 30 à 50% des enfants s’en plaignent, aujourd’hui, à juste titre puisqu’en plus des contractures musculaires dues à la mauvaise posture et à des efforts en excès, 50 % d’entre eux sont déjà porteurs d’altérations discales qui se révèleront de véritables lésions à maturation osseuse. La révélation du mal de dos est effectivement tardive parce ces pré-lésions sont masquées par le remaniement cellulaire pendant la croissance, et parce que le disque intervertébral est peu innervé.

L’INRS indique que les TMS (troubles musculo-squelettiques, dont le mal de dos fait partie) ont été multipliés par 3 en 15 ans. Des études montrent que les personnes qui travaillent assises souffrent davantage du mal au dos que celles qui travaillent debout, mais qu’elles ont moins d’arrêts de travail. Tandis que le travail assis semble plus confortable, celles qui travaillent debout se font mal sur leur lieu de travail, et celles qui travaillent assises se font davantage mal, plutôt en dehors du travail. Cela confirme que les problèmes de port de charge et de position assise à angles droits sont indissociables. Les risques qui étaient évidents concernant la manutention au travail, le deviennent pour des efforts moindres avec le maintien prolongé d’une mauvaise position assise.

Vous comprendrez que les difficultés économiques et les enjeux sociétaux invitent de nouveau tout le monde à penser autrement pour engager de véritables actions de Prévention.

A l’heure où la diversification d’activités professionnelles s’impose aux carrières professionnelles, la prévention trouve naturellement sa place dans le marché des besoins, d’autant que des produits divers, sans véritable contenu, tendent à lui faire concurrence à l’appui d’arguments commerciaux qui sèment le trouble. Il s’agit bien de conseils et d’aider à faire le bon choix.

 

Les kinésithérapeutes sont tout particulièrement concernés par ces actions en milieu scolaire, comme en milieu professionnel. La convention passée récemment entre l’ARS et l’Education Nationale, est une nouvelle étape qui les invite à pousser les portes des établissements scolaires, pour faire  connaitre les moyens de Prévention.

L’éducation vertébrale relève, en effet, de leur domaine de compétences, et la prévention répond naturellement à leur démarche professionnelle.

 

La demande des partenaires M’Ton Dos, constitue ici un choix démocratique qui ne peut plus être négligé. Un des objectifs est de passer de la revendication aux formations locales, avec les intervenants de la vie scolaire, à la rencontre des responsables des collectivités qui décident des budgets. De même qu’il ne suffit pas d’avoir raison pour changer les choses,  il ne suffit pas de vouloir élever ce débat pour l’élargir. La Prévention est un changement fondamental de politique de Santé qui justifie une éducation individuelle et collective, bien qu’assez souvent en contradiction avec les intérêts particuliers. Les adultes ignorent les notions de l’ergonomie et du port de charge (position assise équilibrée et verrouillage lombaire).

Les mauvaises habitudes se répètent, tandis que l’évolution de nouveaux usages de travail et de vie (même la mode), en aggravent les conséquences de plus en plus tôt.

Les professionnels de santé ne sont toujours pas rémunérés pour intervenir en Prévention, au-delà de la valorisation souhaitée, par eux-mêmes ou l’entourage politique. Quand ils le sont, la formation est relativement limitée dans le temps à une expérimentation ou à un évènement. Ainsi, les intéressés sur le terrain, en particulier, les chefs d’établissement scolaire et  les  parents d’élèves, espèrent qu’ils le fassent bénévolement.

A défaut des moyens, beaucoup de kinésithérapeutes interviennent bénévolement dans l’école de leurs enfants, avec l’aide d’enseignants et d’infirmières scolaires.

Mais, nous aurions tort de croire que cette priorité pour la Santé, puisse reposer sur le bénévolat. La bonne volonté et l’évènementiel ont leurs limites. Pas étonnant que le choix des adultes, se porte encore sur des critères esthétiques ou la recherche de confort dont l’intérêt reste secondaire.

 

L’initiative et la compétence méritent mieux que cela. C’est pourquoi le partenariat M’Ton Dos envisage le développement de véritables dynamiques professionnelles, à partir de la valorisation de ces initiatives locales qui seront visibles sur la carte de France des Projets en cours sur le site www. mtondos.biz.

Tandis que les financiers attendront peut être encore la preuve de la rentabilité, les responsables des structures environnementales, qui choisissent le mobilier, n’ignoreront plus l’importance de l’ergonomie et les circulaires ministérielles qui les invitent à remplir leur rôle dans la mise en place la Prévention.

 

L’outil médical objective de mieux en mieux la nécessité de thérapie. A défaut d’implication individuelle et d’éducation de toute la population, les besoins de soins ne peuvent qu’augmenter. Qui objective la nécessité de Prévention ?

S’agissant d’évolution de la politique de Santé, les progrès de la médecine, auxquels tous les assurés ont droit et qui justifient l’augmentation constante des dépenses de santé, appellent désormais à faire de véritables économies en amont de la révélation des maux.

A la limite de la meilleure gestion, la réduction des dépenses, ne pouvant se faire aux dépens de la prise en charge ou de l’activité des professionnels de Santé, repose principalement sur la possibilité de diminuer les besoins et de retarder le recours à des soins plus lourds.

Il faut croire que la Prévention est le meilleur moyen et qu’un certain nombre de technocrates sont conscients que les kinésithérapeutes ont un rôle important remplir.

A l’échelle du changement attendu, cette démarche repose sur un programme coordonné, une représentativité professionnelle, des outils pédagogiques, peu coûteux, adaptés aux usages, à l’âge et à la modernité, qui assurent durablement la continuité des formations et le développement des structures.

 

Les espoirs de développement numérique se généralisent dans tous des domaines, et notamment en milieu scolaire.  Sachant  l’innovation des « Serious Game »  pour une sensibilisation large, Patrice Le Pihive et moi, qui avions réfléchi dès les années 2000 au fonctionnement de ces outils pédagogiques, accessibles à tous, avons créé la société e-Mage M’Ton Corps et déposé la marque e-Mage M’Ton Dos afin de protéger le projet dans son ensemble.

Dans l’attente d’un soutien institutionnel, que nous demandons depuis quinze ans et qui nous semble prioritaire aux différentes formes de sponsorisations envisageables, il fallait en effet protéger ce programme,  sa formation spécifique et son réseau de compétences pour lui donner toute sa cohérence.  

Tout cela a été réalisé avec l’aide de Jean Jacques Hazan, président de la FCPE, et de Frédéric Srour, président du SNMKR 75, rapporteur de la campagne auprès du SNMKR et délégué régional d’ile de France, et grâce à la participation de nombreux collaborateurs. Quantité d’articles et d’actions de sensibilisation menées depuis 5 ans témoignent de l’importance de la mobilisation des professionnels.

La journée de prévention du mal de dos, organisée à Boulogne Billancourt, en partenariat avec la CPAM 92, pour les enfants des écoles primaires, pourrait notamment servir d’exemple. Le film réalisé par la CPAM des Hauts de Seine mérite d’être mis en ligne pour inciter les ARS régionales à reproduire régulièrement cette action concrète pour la Prévention. Le matériel reste à disposition des volontaires (visible sur le site www.mtondos.biz).

 

En conclusion, un vrai changement de politique de Santé appelle désormais l’Etat et les Collectivités Territoriales à investir dans les actions de Prévention pour la Santé, en milieu scolaire, et en entreprises, en faisant appel aux kinésithérapeutes dont le dos et la prévention sont le domaine de compétences.

Le partenariat M’Ton Dos pourrait prendre la forme d’un entreprenariat social d’autant que les kinésithérapeutes, volontaires et spécialement formés, peuvent intervenir à proximité de leur lieu d’exercice en tant que travailleurs indépendants.

Le soutien de l’URPS-MK-IDF, qui représente la profession auprès de l’ARS, montre que la Prévention réunit au-delà des intérêts particuliers, voire syndicaux.

Les partenaires M’Ton Dos, experts, professionnels et parents d’élèves, rapprochent les compétences parce que le programme mtondos / mtoncorps, place l’enfant au centre des préoccupations de tous pour la Santé.